L’environnement est l’un des sujets de l’heure dans la société moderne. Les scientifiques font tout en leur pouvoir pour informer et conscientiser la population à l’égard du réchauffement climatique. Le transport routier est actuellement responsable de 34 % d’émission de GES au Québec. (Lithion) L’électrification des transports est une des mesures proposées pour décarboniser la planète. Toutefois, de nouvelles interrogations voient le jour à la suite de l’arrivée de ces véhicules. Sont-ils réellement la solution environnementale à envisager ?

Impact environnemental du GEEBEE

Une étude d’Oxia Initiative Inc. a établi que le GEEBEE, sur la durée de vie de sa batterie (50 000km), permet d’éviter 12 tonnes de GES. Ces données ont été recueillies en prenant en compte la quantité de GES émise par la production d’un Geebee et la quantité de GES sauvée en utilisant un GEEBEE, tout en possédant une voiture. Le GEEBEE serait employé par une personne lors des courtes et moyennes distances.

Le GEEBEE est fabriqué et assemblé au Québec. De plus, 80 % des pièces sont canadiennes, ce qui permet de réduire le transport. Un site d’assemblage se trouve en France afin de diminuer l’impact environnemental pour le marché européen. Le GEEBEE peut être rechargé à la maison en utilisant une prise électrique normale. Aucun transport n’est donc nécessaire pour se déplacer à une borne de recharge. Il est aussi conçu pour être utilisé pendant de nombreuses années. Sa durée de vie moyenne dépasse les dix ans. La durée de vie de la batterie est d’environ trois ans (si elle est utilisée tous les jours).

Batterie réutilisable et recyclable

Plusieurs personnes ont des questionnements ou des doutes à l’égard de la batterie électrique, produite avec des matières premières difficiles à extraire, comme le lithium et le cobalt. Cependant, il faut savoir qu’il est maintenant possible de réutiliser, puis de recycler ces fameuses batteries. Une batterie de voiture, après son utilisation pour cette dernière, garde jusqu’à 80% de sa capacité initiale. La technologie nous permet désormais d’adapter les batteries en fin de vie à différents types de véhicules ou aux réseaux électriques, sans nécessiter de grandes transformations. (Gouvernement du Canada) En France, l’entreprise Doctibike œuvre dans le reconditionnement et la réparation de batteries de vélos électriques. La durée de vie d’une batterie peut donc largement dépasser sa durée initiale.

Le recyclage de ces batteries peut même se faire localement. Un exemple est l’entreprise Lithion, basée à Montréal, qui se spécialise dans le recyclage des batteries électriques afin de récupérer les matières et d’en faire la réutilisation. Ces matières sont plus concentrées et parfaites pour l’utilisation. C’est ce qu’on appelle l’économie circulaire. L’entreprise permet donc de diminuer davantage l’émission de GES des transports électriques, pour aider les besoins de décarbonisation de la planète.

Réglementations mondiales

Plusieurs pays ont émis une réglementation à ce sujet question d’obliger les entreprises à recycler leurs batteries électriques. En effet, en Europe, la Directive Batterie 2006/66/CE, émet que les producteurs de piles et de produits contenant des piles doivent s’assurer qu’il existe un site de collecte afin de récupérer les batteries en fin de vie. Cela équivaut à une responsabilité élargie du producteur (REP). Au Québec, la REP ne vise présentement pas les batteries de véhicules électriques. (Gouvernement du Québec) Est-ce qu’une telle réglementation verra le jour dans la province? À suivre…